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Aïssata Sia Camara revient sur sa rencontre avec le président Doumbouya : « J’étais comme au paradis »

8 novembre 2026

Cette infirmière devenue ouvrière sur les chantiers de Koloma, Aïssata Sia Camara avait fait parler d’elle après la diffusion de ses images aux côtés du président guinéen Mamadi Doumbouya.
Depuis cette rencontre, elle aurait été reçue au palais Mohammed V et aurait bénéficié de plusieurs avantages, dont les clés d’une maison à Yattaya, dans la haute banlieue de Conakry.

Sur le chantier de Koloma, selon ses dires, elle ne voulait pas manquer l’occasion de s’approcher du président Mamadi Doumbouya. Alors que les personnes présentes étaient retenues à distance, elle raconte avoir réussi à se frayer un chemin pour aller saluer les autorités. Une démarche qui l’a finalement conduite à se retrouver aux côtés du chef de l’État.

Lors de son passage à la télévision parlementaire,dame Aissata Sia,a raconté, dans un témoignage marqué par son admiration pour le président, comment cette rencontre s’est déroulée.

« On était retenus et on était nombreux, mais moi, je me suis échappée. Je suis allée vers eux. J’ai d’abord salué le Général Balla Samoura, après je suis allée vers le Général Amara Camara, je l’ai salué et je lui ai dit : « Je suis ta sœur, puisque moi aussi je suis Camara » », explique-t-elle.

Après avoir salué les deux responsables, elle se retrouve au moment où le président demande aux personnes présentes de venir prendre une photo. Mais, par respect pour celui qu’elle considère comme son président, elle préfère d’abord garder ses distances.

« Moi, je me suis arrêtée juste en dessous de lui, puisque c’est mon Président et je dois le respecter. Mais je ne m’y attendais pas. J’avais déjà formulé des prières auprès de Dieu. Quand je me suis arrêtée, il m’a dit : « N’aie pas peur, approche-toi ici ». Il m’a fait monter près de lui », raconte-t-elle.

Cette invitation du chef de l’État n’est pas le seul souvenir qu’elle garde de cette journée. Elle affirme avoir également entendu Dansa Kourouma, qui l’avait envoyée travailler sur le chantier, intervenir auprès du président pour lui rappeler ses qualités professionnelles.

« Quand il m’a fait monter, j’ai entendu mon Président Dansa Kourouma dire : « C’est elle, je l’ai envoyée sur le site ici ». Il a rajouté : « Elle vaut plus qu’un homme, partout où on la met, elle est bonne là-bas ». »

Face au président, Aïssata Sia Camara dit avoir été submergée par ses émotions. Elle raconte même lui avoir murmuré son affection à l’oreille.

« J’ai murmuré à son oreille : « Je vous aime, je vous aime ». Il a répondu : « Oui ». Je voyais mes sentiments et mes émotions augmenter, et il fallait que je prouve que je l’aime. Je voulais même mordre sa main, je ne voulais même pas le laisser », confie-t-elle.

Dans son récit, elle n’oublie pas non plus Dansa Kourouma, qu’elle considère comme son bienfaiteur. Elle explique avoir également retenu la main de ce dernier au cours de la scène, refusant de minimiser le rôle qu’il a joué dans son parcours.

« Quand il m’a tirée, moi aussi j’ai tenu la main de mon bienfaiteur, Dansa Kourouma. Il ne faut pas sous-estimer le bienfaiteur, quoi qu’il en soit. C’est grâce à lui qu’on est là aujourd’hui », souligne-t-elle.

Au moment de quitter le président, elle dit avoir eu du mal à se détacher de lui. Elle explique que cette émotion lui a également rappelé le départ de Mamadi Doumbouya des États-Unis, un souvenir qui, selon elle, avait laissé en elle beaucoup de frustration.

Mais cette rencontre sur le chantier de Koloma n’a pas été la dernière. Interrogée par le journaliste sur un deuxième face-à-face avec le chef de l’État, Aïssata Sia Camara confirme avoir été reçue au palais Mohamed V.

« Oui, je l’ai vu chez lui, dans le grand salon à M5 », répond-elle.

À la question de savoir comment elle avait vécu ces retrouvailles, elle ne cache pas une nouvelle fois son émotion : « J’étais comme au paradis, je n’ai même pas voulu laisser ses mains. Il est gentil, il aime les gens, donc nous aussi, aidons-le. »

Au cours de cette même émission, elle est également revenue sur son engagement pendant la campagne présidentielle. Elle affirme avoir accompagné Dansa Kourouma dans ses déplacements pour soutenir Mamadi Doumbouya. Elle raconte notamment une scène au cours de laquelle elle avait exprimé son soutien au candidat à travers un chant et un geste auquel d’autres personnes présentes avaient fini par prendre part.

« Quand je suis partie pour les campagnes, j’ai chanté pour Doumbouya en disant : « Doumbouya, qu’est-ce que je peux faire pour toi ? Me coucher par terre et me rouler ». Je me suis couchée par terre et tout le monde m’a suivie, hommes comme femmes, chacun s’est roulé par terre », raconte-t-elle.

Pour Aïssata Sia Camara, cet engagement était une manière de témoigner son attachement au président. Elle estime que ses prières ont été exaucées et appelle les Guinéens, toutes catégories confondues, à soutenir le chef de l’État.

« Ce que je dirais aux Guinéens, aux femmes, aux jeunes, aux vieux, à tous réunis : soutenons tous le Général Mamadi Doumbouya. Il a bon cœur, il a pitié, il est tolérant, il aime les gens sans penser à l’ethnie », déclare-t-elle.

Elle invite également les citoyens à accompagner les personnes choisies par le président pour exercer des responsabilités.

« Ceux qu’il a choisis pour travailler, il faut les aider. Là où il t’a mis, il faut suivre, c’est Dieu qui paie l’homme », conclut-elle.

Christine Finda Kamano

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Last modified: 8 novembre 2026

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