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CRIEF : Mamadou Saliou Diakité affiche ses ambitions et promet une justice sans compromis sur les règles

28 octobre 2026

Conakry – Installé officiellement à la tête de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), ce mercredi 28 octobre 2026, Mamadou Saliou Diakité entend poursuivre la lutte contre la criminalité économique tout en renforçant les garanties accordées aux justiciables. Le nouveau président mise notamment sur la transparence, l’équité et une meilleure collaboration entre les acteurs de la justice.

La CRIEF ouvre une nouvelle page de son histoire avec l’arrivée de Mamadou Saliou Diakité à sa présidence. Nommé par décret le 21 octobre dernier, le magistrat prend la relève de Francis Kova Zoumanigui, appelé à exercer les fonctions d’inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires.

Dès sa prise de fonctions, le nouveau responsable a dévoilé sa vision pour cette juridiction spécialisée, au cœur des procédures liées aux infractions économiques et financières. Il entend préserver les acquis de l’institution, tout en répondant aux attentes des citoyens en matière de qualité et d’efficacité de la justice. « En prenant les rênes de cette juridiction, nous ambitionnons d’inscrire nos actions dans la pérennisation des acquis, tout en répondant aux exigences légitimes de nos concitoyens. Nous entendons particulièrement garantir aux justiciables de cette institution une justice moderne, transparente, équitable et rendue dans le strict respect du délai raisonnable », a-t-il déclaré.

Lutte contre la criminalité financière et respect des droits

Au-delà de la poursuite des infractions économiques et financières, Mamadou Saliou Diakité place le respect des règles de procédure au centre de son engagement. Pour lui, l’efficacité de la répression ne doit pas se faire au détriment des principes qui encadrent le procès pénal.

Le nouveau président a ainsi tenu à rassurer sur la continuité du travail de la Cour, tout en soulignant la nécessité de préserver les garanties fondamentales reconnues aux personnes poursuivies. « Autant nous promettons que la CRIEF demeurera debout dans la lutte contre les crimes économiques et financiers, autant nous rassurons qu’elle le fera dans le strict respect des principes sacro-saints du procès pénal », a-t-il assuré.

Cette double exigence constitue l’un des axes majeurs de son mandat : maintenir la détermination de la juridiction dans le traitement des dossiers financiers, tout en veillant au respect des règles qui fondent une justice équitable.

Un appel à la mobilisation de toute la chaîne judiciaire

Pour concrétiser ces ambitions, Mamadou Saliou Diakité estime que la réussite de son mandat dépendra également de l’engagement des différents professionnels qui participent au fonctionnement de la CRIEF.

Il a notamment insisté sur la nécessité de travailler de concert avec les magistrats et les auxiliaires de justice, considérant que les objectifs de la Cour ne peuvent être atteints par le seul engagement de son président. « Je reste convaincu que, quelles que soient la noblesse de mes ambitions, elles ne pourraient être atteintes que si je suis accompagné par les acteurs et auxiliaires de notre juridiction », a-t-il indiqué.

Dans cette dynamique, il compte sur la participation des magistrats du siège et du parquet, des greffiers et du personnel d’appui. Les avocats, les huissiers de justice et les notaires sont également appelés à contribuer à cette démarche collective.

Le renforcement des capacités de la juridiction figure aussi parmi les préoccupations du nouveau président. Il a sollicité le soutien des autorités compétentes et des partenaires nationaux et internationaux afin de doter la CRIEF de ressources humaines suffisantes et de meilleures conditions de travail.

À la tête de cette institution spécialisée, Mamadou Saliou Diakité affiche ainsi une ambition qui repose sur trois exigences : la poursuite de la lutte contre les infractions économiques et financières, le respect des droits des justiciables et l’amélioration du fonctionnement de la Cour.

Le défi sera désormais de traduire ces engagements en résultats concrets, dans un contexte où l’efficacité de la justice et la confiance des citoyens constituent des enjeux majeurs pour l’institution judiciaire guinéenne.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com 

Last modified: 28 octobre 2026

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