Ambassade de Guinée en Espagne

Déclassement de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa : « cette injustice, l’État l’avait laissée sans réponse. Elle est désormais réparée » (Doumbouya)

25 octobre 2026

Après le déclassement des réserves foncières de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa, le président Mamadi Doumbouya affirme vouloir mettre fin à des décennies d’incertitude pour les occupants. Dans un message publié sur Facebook, il annonce des opérations de restructuration et de régularisation, ainsi que la réalisation d’infrastructures sociales.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, est revenu sur sa décision de déclasser les réserves foncières de la zone industrielle de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa. Dans un message adressé à ses compatriotes après sa visite à Simbaya-Wanindara, le lundi 19 octobre 2026, le chef de l’État présente cette mesure comme une réponse à des décennies d’incertitude pour les familles installées sur ces terres.

« Le lundi 19 octobre dernier, en me rendant parmi vous à Simbaya (Wanindara), j’ai vu des visages que l’attente avait marqués, mais que l’espoir n’avait jamais quittés. J’ai entendu vos chants, j’ai serré vos mains, j’ai lu dans vos yeux la joie de ceux qui, après des décennies d’incertitude, retrouvent enfin la paix du foyer », écrit-il sur Facebook.

Le président évoque des familles qui ont vécu pendant des années dans la crainte de perdre leurs terres, malgré leur ancienneté sur les lieux et les efforts consentis pour y construire leur vie.

« Pendant trop longtemps, des familles entières ont vécu sur ces terres sans jamais savoir si le lendemain leur appartiendrait. Des générations y sont nées, y ont grandi, y ont bâti leur vie à la sueur de leur front, dans la crainte permanente d’être un jour chassées », souligne-t-il.

Pour Mamadi Doumbouya, cette situation appelait une réponse de l’État.

« Cette injustice, l’État l’avait laissée sans réponse. Elle est désormais réparée », affirme-t-il.

Un décret signé le 16 octobre 2026

La décision présidentielle repose sur un décret signé le 16 octobre 2026, portant déclassement des réserves foncières concernées. Selon les chiffres avancés, les deux sites couvrent au total plus de 750 hectares, dont environ 315 hectares à Simbaya-Wanindara et 435 hectares sur l’île de Kassa.

Le chef de l’État précise la portée de cette décision : « Par le décret du 16 octobre 2026, j’ai ordonné le déclassement des réserves foncières de la zone industrielle de Simbaya et de l’Île de Kassa. Ces terres seront restructurées, régularisées et aménagées au profit de leurs occupants. »

Il insiste sur la dimension sociale de la mesure, qu’il présente comme une reconnaissance des droits des populations concernées.

« Ce n’est pas une faveur : c’est un droit que la République vous restitue », déclare-t-il.

La mise en œuvre de cette décision doit passer par des opérations de lotissement, de restructuration et de régularisation foncière, sous la conduite du ministère en charge de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.

Des routes, des écoles et des centres de santé annoncés

Au-delà de la question foncière, Mamadi Doumbouya annonce la réalisation d’infrastructures destinées à améliorer les conditions de vie des habitants des zones concernées.

« Je veux vous rassurer pleinement. Après le lotissement conduit par le Ministère en charge de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, l’État réalisera les infrastructures auxquelles vous aspirez légitimement : de nouvelles routes, des écoles pour vos enfants, des centres de santé, des terrains de sport et des aires de jeux. Un quartier ne se résume pas à des parcelles ; c’est un lieu de vie, de dignité et d’avenir », promet-il.

Le président élargit également son message aux autres citoyens confrontés à des difficultés foncières, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

« À tous nos compatriotes qui, à Conakry comme à l’intérieur du pays, vivent encore une situation semblable, je dis ceci : vous n’êtes pas oubliés. Chaque dossier sera examiné avec rigueur et équité. Personne ne sera laissé au bord du chemin. L’État ne vous abandonnera pas dans la détresse », assure-t-il.

« Il n’y a pas de développement véritable sans justice sociale »

Dans la dernière partie de son message, Mamadi Doumbouya inscrit cette décision dans la dynamique de développement qu’il dit vouloir impulser en Guinée. Il souligne la nécessité de concilier les ambitions économiques du pays avec la protection des populations.

« Le contexte a changé. La République de Guinée s’est résolument engagée sur la voie d’un développement socio-économique accéléré, durable et responsable, dont la seule finalité est le bien-être de nos populations. Il n’y a pas de développement véritable sans justice sociale, et pas de justice sociale sans un État qui protège les plus vulnérables », soutient-il.

Le chef de l’État appelle enfin à préserver la cohésion nationale et les liens entre les différentes communautés du pays.

« Ensemble, préservons ce qui fait notre force : le vivre-ensemble, la fraternité entre nos communautés, et la conviction que la République de Guinée est une et indivisible. Sa terre appartient à tous ses enfants. »

Il conclut son message par ces mots : « Vive la République ! Vive la Guinée unie, juste et prospère, terre de richesses et d’innovations ! »

L’article Déclassement de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa : « cette injustice, l’État l’avait laissée sans réponse. Elle est désormais réparée » (Doumbouya) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.

Last modified: 25 octobre 2026

Comments are closed.