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WCAF V : le SNAPE mise sur les investissements britanniques pour renforcer l’accès à l’eau potable en Guinée

20 octobre 2026

À l’occasion de la 5ᵉ édition du UK–Francophone West & Central Africa Forum (WCAF V), consacrée au dialogue économique, au commerce, à l’investissement et au financement du développement entre le Royaume-Uni et les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre, le directeur général du service national d’aménagement des points d’eau (SNAPE), Aladji Fodé Kaba, a mis en avant les opportunités offertes par cette rencontre pour renforcer les infrastructures hydrauliques en Guinée.

S’exprimant en marge des travaux, il a souligné l’importance de ce forum pour attirer les investisseurs internationaux et mobiliser des financements en faveur du secteur de l’eau, notamment dans les zones rurales et semi-urbaines, où l’accès à l’eau potable demeure un défi.

Pour lui (Aladji Fodé Kaba), le WCAF représente une vitrine permettant à la Guinée de valoriser son potentiel et de nouer des partenariats stratégiques avec des acteurs économiques étrangers. Il a également revendiqué un rôle dans l’initiative ayant conduit à l’organisation de cette édition en Guinée, évoquant des échanges avec le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, ainsi qu’avec l’ambassadeur de Guinée à Londres, lors d’un précédent forum organisé au Togo.

« Le WCAF est une opportunité, parce que c’est une vitrine. Aujourd’hui, des investisseurs du monde entier sont présents pour essayer de tirer pleinement profit des opportunités qu’offre la Guinée », a-t-il déclaré, estimant que l’ouverture du pays aux investisseurs pouvait favoriser la concrétisation de projets structurants.

Des adductions d’eau potable pour desservir les zones rurales

Au-delà des opportunités économiques, le directeur général du SNAPE a particulièrement insisté sur les enjeux liés à l’approvisionnement en eau potable. Selon lui, les investissements envisagés doivent permettre de dépasser le modèle reposant essentiellement sur les forages, au profit de systèmes d’adduction capables d’alimenter plusieurs localités à partir d’infrastructures communes.

Il a notamment cité Aqua Africa, une entreprise britannique disposant, selon lui, d’une expérience dans le domaine de l’hydraulique villageoise. Ces partenariats devraient contribuer à améliorer la desserte en eau des populations rurales, en facilitant l’installation de branchements directement dans les ménages.

« Avec ces investissements, nous ne nous limitons plus aux forages : nous allons réaliser de grandes adductions d’eau potable », a expliqué Aladji Fodé Kaba, précisant que cette approche était déjà expérimentée à Koma, dans la préfecture de Kankan, ainsi qu’à Timbi-Madina.

L’objectif, a-t-il poursuivi, est de permettre aux habitants des villages concernés de bénéficier d’un accès à l’eau comparable à celui des populations urbaines, sans avoir à parcourir de longues distances pour s’approvisionner. Les branchements domestiques, équipés de compteurs, devraient également contribuer à un meilleur suivi de la consommation.

Pour lui, cette orientation traduit la volonté de faire évoluer les politiques d’approvisionnement en eau afin de mieux prendre en compte les besoins des communautés de l’intérieur du pays. Il a toutefois rappelé que la durabilité des infrastructures dépendrait de leur entretien.

Plus d’un milliard d’euros évoqué pour soutenir les projets hydrauliques

Dans son intervention, il a également évoqué un autre financement, qu’il a désigné sous le nom de « High-Tech », dont le montant dépasserait, selon ses déclarations, un milliard d’euros. Ce financement viendrait compléter les autres investissements présentés dans le cadre du forum.

Il estime que la réalisation de ces différents projets pourrait contribuer à réduire considérablement les difficultés d’accès à l’eau potable dans les zones rurales et semi-urbaines. Il a toutefois souligné l’ampleur des besoins, qui concernent l’ensemble des régions naturelles du pays.

« Si nous parvenons à réaliser l’ensemble de ces projets en milieu rural et semi-urbain, nous n’aurons plus de difficultés d’accès à l’eau dans ces zones », a-t-il affirmé, présentant l’amélioration de la desserte en eau des populations comme une priorité.

Il a également rappelé les conséquences humaines du manque d’infrastructures hydrauliques. Il a notamment évoqué le cas de trois personnes d’une même famille qui auraient perdu la vie en allant chercher de l’eau en Guinée forestière. Selon lui, cette situation illustre l’urgence de renforcer les équipements permettant aux populations d’accéder à une eau potable de proximité.

« Une telle situation est inacceptable au XXIe siècle », a-t-il déploré, appelant à une mobilisation accrue pour répondre aux besoins des communautés.

Un défi qui concerne toutes les régions du pays

Pour le patron du SNAPE, les difficultés d’accès à l’eau ne se limitent pas à la Guinée forestière. Elles concernent également la Haute-Guinée, la Moyenne-Guinée et la Basse-Guinée, où les besoins en infrastructures hydrauliques restent importants.

Il a ainsi réaffirmé la volonté de son service de travailler à la réduction de ces insuffisances, en misant notamment sur les partenariats et les financements susceptibles d’être mobilisés à l’occasion du WCAF V.

Youssouf Keïta 

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Last modified: 20 octobre 2026

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