EDITO- La démission de Mamadou Alpha Hann du Comité exécutif de la Fédération Guinéenne de Football marque un nouveau tournant dans la crise institutionnelle qui secoue la Féguifoot depuis plusieurs années. Bien plus qu’un simple départ, cet acte traduit le profond malaise qui règne au sein de l’instance dirigeante du football guinéen.
Cette nouvelle secousse fragilise davantage une équipe dirigeante déjà divisée et met en évidence les difficultés à préserver une gouvernance stable, crédible et tournée vers le développement du football guinéen. Les conflits internes, les blocages et les querelles de leadership ont fini par prendre le dessus sur les véritables priorités : les compétitions, la formation, les infrastructures et les performances de nos sélections nationales.
Mais au-delà de cette nouvelle crise, une opportunité se présente.
Celle de mettre définitivement fin à un cycle de tensions qui nuit à l’image du football guinéen, aussi bien sur le plan national qu’international. Les différents acteurs locaux doivent désormais faire preuve de responsabilité. Les intérêts personnels doivent céder la place à l’intérêt supérieur du football guinéen. Il est temps de privilégier le dialogue, le respect des textes et la recherche d’un consensus durable afin de restaurer la confiance.
Cette démission peut être le point de départ d’une véritable refondation institutionnelle si chacun accepte de faire les concessions nécessaires. Les supporters, les clubs, les joueurs et tous les passionnés de notre football attendent une seule chose : une Féguifoot stable, forte et capable de répondre aux défis du football guinéen.
Le football guinéen mérite mieux que des crises à répétition.
Il mérite une gouvernance exemplaire, une vision claire et des dirigeants unis et responsables autour d’un même objectif : faire progresser le football national qui n’a que trop souffert…
Mlamine TOURÉ
Last modified: 9 juillet 2026






