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Guinée: la COCEG, avec l’appui technique et financier de l’UE, renforce la capacité de 40 acteurs de la société civile sur l’analyse des données électorales

4 juin 2026

À travers le projet « Gouvernance démocratique et analyse électorale en Guinée », la Coalition Citoyenne pour les Élections et la Gouvernance (COCEG), avec l’appui technique et financier de l’Union européenne en République de Guinée, à travers le Centre européen pour la démocratie (EPD), a organisé une session de formation en analyse électorale et en formulation de recommandations fondées sur des preuves. Cette initiative a réuni une quarantaine d’acteurs de la société civile guinéenne.
L’objectif de cette formation est de permettre aux acteurs de la société civile de mieux comprendre les données électorales, leur provenance, les méthodes de collecte et d’analyse, ainsi que les techniques de consolidation des rapports d’observation. Il s’agit également de leur fournir les outils nécessaires pour élaborer des recommandations fiables, les transformer en feuilles de route et mener des actions de plaidoyer en faveur de réformes électorales, apprend-on.
S’exprimant devant la presse, Bangali Camara, coordonnateur national de la Coalition Citoyenne pour les Élections et la Gouvernance (COCEG), est revenu sur les spécificités de cette formation. «Vous savez que nous venons de terminer les échéances électorales, notamment les élections présidentielles et les élections législatives et communales. Donc, il faudrait que les acteurs de la société civile puissent avoir des aptitudes d’analyse du contexte du processus électoral pour permettre vraiment de questionner notre processus électoral afin de pouvoir faire des recommandations qui pourront faire l’objet de plaidoyer auprès des acteurs de l’écosystème électoral dans notre pays, afin de renforcer davantage le processus électoral».
Selon lui, cette initiative constitue une innovation dans l’approche de renforcement des capacités de la société civile. «Le plus souvent, on forme les acteurs de la société civile à l’observation des élections, mais nous, nous avons cette fois-ci préféré les former à l’analyse des données électorales, à l’analyse de l’information, surtout que nous sommes dans une période où la désinformation bat son plein. Surtout à l’avènement des réseaux sociaux. Donc, nous avons tenu à ce que les acteurs de la société civile puissent apprendre à analyser l’information et aller chercher l’information, à l’analyser et pouvoir formuler des recommandations qui peuvent vraiment peut-être nous conduire vers des réformes électorales si vraiment la nécessité s’impose».
Pour sa part, le facilitateur de la formation, Amadou Tidjane Barry, analyste électoral, a présenté les principales thématiques qui seront abordées durant les deux jours de travaux avec des participants venus des différentes régions du pays. «Vous savez, dans tous nos pays, à l’approche des processus électoraux, on voit une caravane de milliers de missions d’observation qui viennent. Ils viennent ils produisent des rapports et ils partent, mais que ce qu’on en fait de ces rapports? Dans les deux jours, nous allons nous concentrer sur comment analyser ces rapports, c’est-à-dire comment collecter ces rapports ou trouver ces rapports, c’est-à-dire la collecte des données. Ensuite, comment faire l’analyse de ces différents rapports, les classifier, faire une analyse comparative, chercher le niveau de convergence, le niveau de divergence au sein de ces différents rapports et faire des recommandations qui sont actionnables pour les différentes réformes en vue. Tout processus, nous avons le processus électoral, il peut s’améliorer à l’infini».
Selon le facilitateur, les bénéficiaires devront, au terme de la formation, être en mesure d’analyser de manière critique les rapports d’observation électorale, qu’ils proviennent de missions nationales ou internationales. «Si nous prenons l’Union européenne, si nous prenons le centre Carter, si nous prenons la CEDEAO et autres, qu’ils soient capables de prendre un rapport d’observation électorale, de le lire, de le comprendre, de savoir distinguer le niveau, quelle est sa structure, quelles sont les parties les plus essentielles d’un rapport. C’est ce que nous attendons de nos différents participants. Et à la fin, il faut que ces participants soient capables de proposer des recommandations aux différentes parties prenantes pour l’amélioration du processus électoral», a-t-il expliqué.
À l’issue de cette démarche, des ateliers régionaux devraient être organisés afin de valider, examiner et enrichir les rapports produits. Ces travaux pourraient déboucher sur une évaluation nationale réunissant les différentes parties prenantes en vue d’identifier les améliorations nécessaires et de promouvoir un système électoral plus inclusif, consensuel et crédible.
Mamadou Yaya Barry 

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Last modified: 4 juin 2026

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